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Bonne Année 2016

Liberté Egalité Prospectiv-IT !

 

nuage-de-motsUne année qui se termine, c’est l’heure du bilan qui commence, qu’on commente, un peu pour se donner l’impression que le temps qui passe ne nous fait pas si mal. Qu’il ne nous échappe pas. Qu’il ne nous fait ni courir, ni vieillir. Et qu’il nous rend même meilleurs.

Et à bien y réfléchir, on essaie toujours de garder le meilleur pour la fin. Même épuisé, essouflé, on ira chercher ces bons moments qui nous rendent pour quelques secondes plus forts. Mais pas invincibles. Et qui nous rappellent qu’une page s’est tournée mais que le livre reste ouvert et à compléter. Seul ou accompagné.

Pour 2015, la conscience collective a été inspirée. Parfois décondensée, infiltrée par ces débats sur l’identité, la laïcité, ces droits et ces devoirs qu’il faut accepter, assumer, revendiquer mais surtout respecter. Dans le même temps, l’insouciance individuelle de certains venait faire sombrer nos lueurs de “meilleur” et s’imposer pour nous exploser à la figure nous rappelant que, finalement, le temps qui passe ne s’arrêtera jamais. Et jamais on ne pourra le rattraper, le maîtriser, le changer. Le temps qui passe nous fait fuir la réalité qui pourtant finit toujours par éclater.

Tous ces longs mois durant, l’inconscience collective a voulu se souvenir de ce qui la divisait. De ce qui l’affaiblissait en somme. En France, on a passé plus de 4h par jour sur internet à se chercher, à se défier ou à “se liker” pour mieux nous éloigner les uns des autres, oubliant ce que nous sommes et où nous vivons. Notre quotidien. Nous les enfants gâtés bientôt gâteux d’un système qu’on a instauré et qui ne regarde l’autre que par écran tactile interposé.

2015 aurait pu rester une année sombre.

Oui mais non. Et c’est l’Histoire qui vient me relever du KO qui aurait du nous assommer le 13 novembre dernier.

Fluctuat nec mergitur

Il n’y a jamais de mots assez forts pour décrire l’horreur. La stupeur. La douleur. Celles que laissent des attaques comme survenues ce vendredi soir. Différents lieux. Mais même émotion le lendemain matin. Et tous les prochains. Même exaspération. Un bilan lourd pour la France. Et pour l’humanité. Un bilan pesant pour nous anonymes, civils, amis, voisins, collègues. Pour nous bons vivants qu’on veut tuer. Pour nous bien pensants, bien parlants qu’on veut faire taire. Il y a d’abord la désolation. Puis vient la frustration. Celle de ne pas avoir su, vu, pu arrêter l’horreur lorsqu’elle s’avançait bruyamment vers nos maisons. La prévenir a minima. Mais peut-on prévenir la folie ? Peut-on l’arrêter lorsqu’elle a envahi nos esprits faibles, s’empare du cœur et de l’émotionnel. Lorsque cette folie déshabille ce que nous sommes. Et épluche chacune des couches de notre épiderme pour nous ronger jusque dans les os.

De la chair, des os et du sang. C’est ce qui restera dans la mémoire de ceux qui ont croisé ce soir-là par hasard au détour d’une rue, sur une terrasse de café, en rentrant chez eux ou en allant fêter la vie, la route sinueuse mais déterminée de la folie.

La folie est imprévisible mais pas indestructible. Et très vite, toutes et tous l’avons compris. Appris. Nous l’avons affrontée et comme pour mieux la stopper, nous avons envahi les rues à notre façon : émus, touchés mais pas vaincus. Tous ensemble, dans ces rues folles, nous avons retrouvé le chemin de la vie. Nous avons été Paris, et toutes les victimes qui ont payé trop cher les erreurs commises ou les arrangements décidés par d’autres. Stupeur d’être frappés ici chez nous par un ennemi aveugle et qui avance sans laisser de traces. Dans ces endroits si familiers et où on se sent si biens. Trop biens pour ne pas retourner les habiter.

Il y a le temps de la stupeur, de la solidarité et celui d’une autre folie. La douce, la belle. La festive. Celle du 31 décembre. Celle de ce soir. On va, ensemble, se sentir fous mais heureux de se tenir forts, debouts. De danser au coin d’une rue ou de s’embrasser à minuit un verre ou la bouteille à la main, les casseroles dans l’autre. Comme au bon vieux temps où les fenêtres des HLM s’ouvraient et s’aimaient les unes après les autres le rythme des cuillères en bois et des poêles qui s’entrechoquent et qui laissent nos voix hurler « bonne année, bonne santé ». On chantait évidemment faux mais ça sonnait si juste.

Ce 31 décembre, c’est vivants, debouts et unis que nous le fêtons. Parce que c’est ce que nous sommes indéniablement devenus depuis que le terrorisme nous a sauvagement attaqué. Consciemment vivants parce que cette folie qui ne nous a pas tuée nous a rendu plus forts. Si forts.

Faire face au destin et à l’avenir. Fiers de ce que nous sommes. Commencer 2016 comme des combattants entraînés jusqu’à la mort pour semer l’amour là où l’ennemi a fait couler sa haine. Pour faire gagner la vie là où d’autres ont misé sur la mort. 2016 doit être notre année, celle d’une force collective et d’une intelligence citoyenne portées par un regard libre et prospectif sur le monde. Que cette année soit heureuse, ambitieuse et audacieuse.

L’Echo des Arènes

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