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Partage et Chômage

Pole Emploi L Echo des ArenesPartage et chômage sont, depuis 30 ans, les deux mamelles de la France qui se bat pour l’emploi auquel elle rêve, en vivant le cauchemar de sa destruction par le chômage.

 

 

L’emploi est un beau mot, qui, pour les esprits généreux, porte la promesse d’un droit au revenu, selon ses besoins, compensé par une obligation de travail limitée à ses seuls moyens. C’est ce qui avait inspiré la RTT à l’équipe au pouvoir en 1997. Pourquoi les mêmes, 20 ans après, se déchirent ils sur une nouvelle loi travail qui ne résoudra rien ?

Parce que la culture politique française consiste à traiter les conséquences, en l’espèce la pénurie d’emplois  en ignorant les causes culturelles, sociétales, qui entretiennent cette pénurie. Comment se fait il qu’un homme, préparé par sa formation, autant à la politique qu’à l’économie, n’ait pas compris pas qu’il se suicidait en liant son sort à un échec aussi  prévisible ?

Comportement de l’opinion publique ?

 

Le comportement de l’opinion publique est archi connu. Depuis 80 ans, le quart des électeurs est acquis à la lutte des classes. On vient de les entendre bruyamment. Pour eux, Le travail est un vilain mot, qui fait penser à la machine à entraver les animaux, le Tripalium. Il est réputé servir les desseins des exploiteurs aux besoins insatiables, prêts à user de moyens inhumains, contre les salariés, pour les satisfaire. Les arguments n’ont pas changé depuis 1936.

Répartis en 2 fronts antagonistes, le national, le gauchiste, ils ne peuvent pas faire la révolution, mais ils peuvent bloquer toute adaptation du droit à l’évolution de la société, ou décourager l’initiative et la prise de risque par le patron, l’ennemi de classe. Sans se rendre compte que les offres de travail, dans l’économie du 21ème siècle, proviennent des entrepreneurs individuels qui créent le travail d’après demain en risquant de tout perdre dés le lendemain.

Comportement de la société française ?

 

Le comportement de la société française est tout aussi connu, depuis Courteline et les manchettes de lustrine des employés de bureau. Un goût immodéré pour l’administration et la bureaucratie, une dévotion pour l’emploi public garanti par l’Etat. C’est ainsi que, pour flatter ce penchant, parfois jusqu’au clientélisme électoral,  les structures de l’administration  ont été hyper gonflées, et continuent à l’être, avec les bons sentiments de la générosité à crédit.

Pendant ce temps de bonheur insouciant, sauf pour les jeunes dépourvus des droits acquis par leurs parents,  les transformations technologiques, de la bureautique à internet en passant par l’informatique, ont détruit l’offre de travail de bureau et de commerce avec les emplois attachés.

Puis la spécialisation du travail entre les pays développés et émergents à ravagé les industries métallurgiques et minières, en même temps que les  industries de transformation inadaptées aux marchés mondialisés – textiles, élevage, équipement ménager, etc

Enfin le secteur public, regonflé artificiellement en 1982, dans total contretemps historique, vit, depuis 25 ans, une réduction drastique de sa valeur et de son périmètre qui fait entrevoir le pire avec les difficultés en cours dans ses 3 dernières forteresses  que sont AREVA, EDF et la SNCF.

et au final ?

 

La pénurie des offres de travail vient de la conjugaison de ces principales inadaptations de la France au monde. Le partage du travail après celui de l’emploi restera sans effet sur le chômage. Ce n’est que du vent qui est en train de virer à la tempête !

Il faudra au moins 2 quinquennats pour réinventer un modèle purement économique et sortir de ce marasme mortel.

Le  rêve de Waterloo, l’arrivée de Grouchy la croissance, vire au cauchemar. Celle de Blücher, avec ses régiments de l’autre économie, celle du partage, cassera les emplois protégés des corporations marchandes. Les Français, menacés de la faillite de leur État, se savent condamnés à partager le chômage. Ils vont écouter, sans illusion,  les promesses électorales de 2017, après quoi il faudra bien que les gens sérieux leur disent la vérité.

Michel ROUGER

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