Menu

Urgence et déchéance

La conclusion du précédent édito a évoqué les débats auxquels se livrerait notre système médiatico politique en cette année 2016, préparatoire de la présidentielle 2017. Les choses se sont éclaircies depuis 2 mois. Il a été décidé, en très haut lieu, mariage pour tous oblige, d’unir un sexagénaire, l’état d’urgence, avec une septuagénaire, la déchéance de nationalité. Avec pour effet immédiat la cassure en petits morceaux des partis de gouvernement, seuls géniteurs autorisés, dans la Ve République, à porter leur candidat final à sa présidence. C’est difficile à comprendre pour le simple citoyen.

Pour l’éclairer, il faut regarder du côté des deux expériences déjà faites de la déchéance et de l’état d’urgence dans notre histoire récente, pour voir à quoi elles ont abouti.

La notion de « Déchéance »  n’arrive qu’en 1939

 

Début septembre 1939, aussitôt après la déclaration de guerre, une première loi sur la déchéance a été votée par le gouvernement d’ E. DALADIER, Radical, non radicalisé au sens actuel. L’état de guerre justifiait cette décision parfaitement républicaine. Sauf que le signataire du texte a failli, lui-même, en être la première victime, lorsqu’après l’effondrement du pays, face aux panzers allemands, il est entré en dissidence.

Il s’est retrouvé au Maroc qui l’a refoulé, puis renvoyé en France pour y passer la guerre en prison, en gardant sa nationalité. Il a, ainsi échappé aux déchéances successives de M. THOREZ et de CH. de GAULLE devenu apatrides, la loi républicaine étant retournée, par le régime de vichy, contre les « dissidents ». A ne pas oublier !

A noter, pour être complet, que la seule vraie déchéance nationale de l’époque a concerné la IIIe République disparue quelques semaines après le vote de la loi.

celle sur l’ « Etat d’urgence » n’arrive qu’en 1955

 

En avril 1955, la France découvre l’état d’urgence, instauré par un autre Radical, E. FAURE, l’homme qui ne pouvait pas s’empêcher d’être ministre, qui ne le restera pas longtemps. Son successeur, socialiste non radical, comme son nom, G. MOLLET, a rajouté une couche à la loi avec les pleins pouvoirs qui vont mettre la France au bord de la guerre civile en moins de 2 ans, et tuer la IVème République. A ne pas oublier !

Des résonances en 2016 à l’aube de la présidentielle 2017

 

A noter pour être complet que deux personnalités marquantes de cette époque, se retrouvent dans les débats actuels par les lois de l’héritage : Celle de F. MITTERRAND, Ministre de la justice du président MOLLET, en 1956, par la grâce de son fils spirituel, non biologique, l’actuel Président. Celle de J.M. Le PEN, plus jeune député de 1956, par sa fille biologique qui se veut non spirituelle.

Le cœur des « urgentistes 2016 » bât dans ces 2 familles politiques, séparées par une hostilité irréductible.

Cette hostilité les privera des 3/5 de votes dont elles ont besoin, pour leurs électorats. Déchéance plus état d’urgence, la Vème République est mal partie. A ne pas oublier

Michel ROUGER

No comments

Laisser un commentaire

Mondialisation de l’économie du Football

Vincent CHAUDEL – Vice président de Sport et Citoyenneté présente une chronique vidéo démontrant que le football incarne et illustre un monde globalisé, globalisant.

Nous vivons là, une réelle mutation sociétale de l’économie du Football mondial notamment avec l’internationalisation des propriétaires de clubs …


Partenaires

Institut Présaje
Editions Prémices
Forum Changer d'ère
Observatoire du Sport Business