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Urgence pour la Culture de se tourner vers le financement participatif

Il est urgent pour la Culture de se tourner vers le Financement Participatif

 

Le poids économique du secteur culturel représente plus de 84 Mds d’euros (1) et récemment l’État vient d’allouer au ministère de la culture un budget de 10 Mds d’euros qui représente une  somme record. Celle ci ne pourra certainement pas être reconduite dans la durée au vu de l’énorme dette que la France supporte et des contraintes budgétaires à venir, alors comment amener le secteur à un meilleur autofinancement et  comment faire en sorte de le pérenniser ?

 

Une première source durable se trouve certainement dans le crowdfunding

 

Ce dernier n’a d’ailleurs jamais était autant sollicité avec succès et gageons que cela ne soit qu’un début. Avec un bond de plus de 112% entre 2015 et 2016 en passant de 296,8 M en 2015 à 628,8 M d’euros en 2016, tendance qui se poursuit en 2017 avec 392 M d’euros collectés rien que pour le 1er semestre. Sur l’ensemble de cette activité, le financement participatif représente 234 M d’Euros en 2016 en progression de 40% avec une part consacrée à la culture de 45 M d’euros et qui semble vouloir se maintenir en 2017 avec 23 M d’euros collectés au premier semestre 2017.

Passant de 19% en 2016 à 15 % au 1er semestre 2017, la part consacré à la culture  est en baisse dans un financement participatif qui est en forte hausse  et ceci n’est pas une bonne nouvelle. Cette tendance doit pouvoir s’inverser avec une meilleure mobilisation des acteurs du secteur et notamment locaux.

A titre d’exemple il vient de se tenir un culturathon, au Louvre Lens à l’occasion de son cinquième anniversaire ou et pendant lequel 17 projets pour le développement culturel du territoire on été proposés, chaque lauréat bénéficie d’une intégration au cluster (réseaux de grappe d’entreprises partenaires), avec un accompagnement global de trente mille euros. Cela a permis aux professionnels de la culture d’avoir le soutien des entreprises, cette année c’est ORANGE et les TPE PME local, qui ce sont associer à cet évènement.

Autre exemple, via le site communautaire KissKissBankBank dédié au financement créatif avec plus de 16000  projets présentés pour 45 M d’euros collectés pour la musique, le spectacle vivant, les films, art et les livres depuis sa création.

Dans le domaine de la musique My Major Company a pour but de lancer la carrière musicale, en faisant fie du circuit financier qu’offre habituellement les labels et autre maisons disque classiques, on leur doit notamment la mise en lumière de Grégoire, Joy Jonathan, Imani et récemment Tibz tous on débuté leur carrières respectif en demandant les services du site.

De ce fait, en passant par cette voie, ce sont moins les professionnels de la musique qui sont intervenus mais bel et bien le public, qui, en finançant leur artistes préférés décide si oui ou non ils ont le talent d’une future «rock star» de la chansons, et comme le dit si bien le très iconique producteur Gérard Louvin  » le public ne ment jamais » et au vu du parcours artistique, des quatre personnes citées ci-dessus il faut bien l’admettre qu’il avait raison.

 

Mais le financement participatif intervient aussi dans la conservation du patrimoine. Trois exemple récents avec le mur végétal du Quai Branly, la maison de Victor Hugo à Guernesey ou Notre Dame à Paris pour venir compléter les fonds de l’état ou des fondations du CAC 40. A chaque fois, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’euros collectés.

Mur végétal du Quai Branly

Mais le financement peut être aussi de miser sur la finance numérique et les crypto monnaies telle que le Bitcoins ou l’Ether, cette dernière ayant d’ailleurs permis de financer l’exposition AYM (Première exposition d’art moderne pour la génération Y). Ce type de crypto-monnaie peut offrir à ce secteur un élargissement de son financement et gagner ainsi en autonomie.

Exposition « AYM »

 

Dans le même temps, le secteur culturel pourra aussi compter sur une autre innovation numérique, la blockchain (système d’échange de pair à pair anonyme), pour sécurisé et rendre infalsifiable les transactions et désengorger la partie administrative et réduire les couts de sécurisation de la propriété intellectuelle.

 

En résumé,  la finance participative et alternative numérique de demain, associée avec l’état et les grandes entreprises, permettra au secteur culturel d’avoir de grandes cartes en mains afin de se libérer d’une trop forte dépendance de l’état et des professionnels du secteur.


Clémence de Lambert
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(1) – Etude E &Y et France Créative de 2015 – 2e panorama de l’économie de la culture et de la création en France

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